Dossiers Epstein : Comment gouverner un peuple qui ne croit plus ce qu’on lui sert?

Trois millions de documents.
Et on nous demande encore de faire confiance.
â €
Pas trois rumeurs.
Pas trois captures d’écran.
Trois millions.
â €
Quand une affaire liée aux cercles du pouvoir génère un tel volume…
ce n’est plus un scandale isolé.
C’est une fissure.
â €
On peut jouer avec les mots.
On peut retarder.
On peut enterrer ça dans des procédures.
Mais le doute, lui, ne meurt pas.
â €
Et quand le doute s’installe au sommet,
ce n’est pas seulement des noms qui vacillent.
C’est la crédibilité du système au complet.
â €
Parce qu’à partir du moment
où les élites frôlent l’ombre,
la confiance ne revient jamais intacte.
â €
On nous demande d’être calmes.
Raisonnables.
Dociles.
â €
Mais un peuple qui voit les puissants protégés
pendant que le commun des mortels paie le prix…
ça finit par craquer.
â €
Pas toujours dans la rue.
Parfois dans le regard.
â €
Les citoyens deviennent plus méfiants.
Plus exigeants.
Moins naïfs.
â €
Et ça change tout.
â €
La question n’est plus
qui tombera.
La question est simple :
Comment gouverner un peuple qui ne croit plus ce qu’on lui sert?
â €
Parce qu’un peuple qui doute
ne reste pas docile éternellement.
â €
Et quand la docilité tombe,
ce ne sont plus les puissants qui fixent les règles.
â €
— Marc Leblanc